Indiana fait tomber Cleveland 4-1 et se qualifie pour sa deuxième finale de conférence consécutive. Une prouesse signée d’un collectif sous-estimé, mais désormais impossible à ignorer.
Un outsider au cœur plus fort que les têtes d’affiche
On les pensait trop jeunes, pas assez complets, sûrement trop tendres pour rivaliser à l’Est. Les Pacers, eux, ont répondu sur le terrain. En écartant Cleveland 4-1, meilleure équipe de la saison régulière, Indiana s’offre un aller simple pour une deuxième finale de conférence d’affilée.
Lundi, ils sont allés chercher une troisième victoire sur le parquet des Cavs, scellant cette série comme des vétérans. Rick Carlisle, toujours lucide, a salué l’exploit : « Finir une série à l’extérieur, c’est très compliqué. » Et pourtant, Indiana l’a fait. Comme une habitude, presque.
La méthode Pacers : encaisser, user… renverser
Indiana ne commence pas toujours bien ses matchs, mais il les finit souvent mieux que ses adversaires. Menés de 19 points en début de deuxième quart-temps, les Pacers ont tranquillement grignoté leur retard. Un come-back écrit à l’encre de la sueur, du collectif et d’un Tyrese Haliburton survolté.
« On s’est juste dit : tenons. Épuisons-les. » a résumé Carlisle. Et ça a marché. Grâce à une adresse retrouvée, une défense rugueuse et un Thomas Bryant précieux en sortie de banc, Indiana a retourné la rencontre.
Le genre de match où chaque joueur sait quoi faire, où la confiance circule mieux que le ballon, et où l’enthousiasme devient contagieux. Oui, les Pacers sont cette équipe qui avance masquée… jusqu’au moment où elle vous saute à la gorge.
Haliburton et les siens : personne ne les attendait là
À l’image de leur meneur, étiqueté “surcoté” par certains (ceux-là doivent bien regretter aujourd’hui), les Pacers n’ont jamais été les favoris d’aucune série. Ni face aux Bucks diminués, ni contre des Cavaliers fragilisés. Et pourtant, Indiana enchaîne les surprises comme un magicien ses lapins.
Carlisle assume : « On n’a jamais été favoris. Même les bookmakers nous voyaient perdre à chaque match. » Résultat ? Quatre victoires, une défaite, et surtout un vent de fraîcheur sur les playoffs.
Qu’importe que certains placent un astérisque à leur parcours. À ce stade, seuls les résultats parlent. Et les Pacers crient bien fort : “On est là, et on est chauds.”
D’un soir de Draft à un printemps en finale
Il y a deux ans, Tyrese Haliburton représentait Indiana à la draft lottery. Aujourd’hui, il en est le capitaine de route, le moteur et le visage.
« Je me souviens de cette soirée… et je n’ai pas envie d’y retourner », a-t-il confié. Et ça tombe bien, parce que cette équipe n’a plus rien à voir avec celle d’alors. Solide, soudée, inspirée : Indiana est un vrai candidat.
Celtics blessés ? Knicks inconstants ? Peu importe l’adversaire. Les Pacers ont gagné le droit d’y croire. Et peu importe qu’on ne leur accorde toujours pas l’attention qu’ils méritent.
Carlisle, fidèle à lui-même, coupe court : « L’attention peut être une malédiction. On reste concentrés sur notre vestiaire. »
Et tant que ce vestiaire respire la cohésion, Indiana peut viser plus haut encore.
Indiana n’a pas volé son ticket. Elle l’a arraché, match après match, regard après regard défié. Et si la vraie force des Pacers, c’était de ne plus être une surprise, mais une menace sérieuse ?
ELCYNT