Le « syndrome FIFA » en Premier League: mythe ou réalité ?

De nos jours, les trêves internationales concernent plus de 200 joueurs de Premier League à chaque fois. Pourtant, malgré le calendrier chargé, le "syndrome FIFA" a perdu de sa virulence en Angleterre.

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Lors des trêves internationales, les clubs retiennent souvent leur souffle. Entre matches cruciaux et blessures mystérieuses, certains joueurs semblent frappés par un étrange mal : le « syndrome FIFA ». Ce phénomène bien connu des managers fait surface à chaque convocation nationale. Pourtant, en Premier League, cette maladie semble avoir perdu de sa vigueur. Alors, qu’en est-il vraiment de ce curieux virus qui frappe les internationaux ?

Le « syndrome FIFA »: entre réalité et fiction

Ryan Giggs, légende de Manchester United, reste l’un des cas d’école de ce fameux « syndrome ». Malgré une carrière de 25 ans au sommet, il n’a représenté le Pays de Galles que 64 fois. À chaque appel de son équipe nationale, une mystérieuse gêne se manifestait, l’empêchant souvent de jouer. Coïncidence ? Pas vraiment. Étrangement, ce mal disparaissait aussi vite qu’il apparaissait, le laissant frais et dispo pour Manchester dès le week-end suivant.

Et pourtant, Giggs n’était pas particulièrement fragile. Sur une décennie, il n’a manqué que trois matches de Premier League pour blessure. Mais dès qu’un match amical pointait à l’horizon pour les Gallois, il devenait subitement convalescent. Ce scénario semble tout droit sorti d’une mauvaise série médicale, avec Sir Alex Ferguson dans le rôle du docteur complice. Mais à l’époque, ce « syndrome FIFA » était monnaie courante, surtout chez les grands clubs anglais.

La Premier League face à la trêve internationale

De nos jours, les trêves internationales concernent plus de 200 joueurs de Premier League à chaque fois. Pourtant, malgré le calendrier chargé, le « syndrome FIFA » a perdu de sa virulence en Angleterre. Pourquoi ? Parce que les clubs anglais savent que, sans leurs stars internationales, ils perdraient une bonne partie de leur effectif.

Prenons l’exemple de Brentford. Ce modeste club a vu 16 de ses joueurs, y compris ses jeunes espoirs, rejoindre 14 équipes nationales différentes lors de la dernière trêve. Même des équipes de seconde zone, comme le Ghana ou la Norvège, profitent de l’apport de joueurs de Premier League. Avec un tel vivier, il serait tentant pour les clubs de garder leurs meilleurs éléments bien au chaud. Mais, surprise, les forfaits suspects sont de plus en plus rares !

Blessures mystérieuses ou simples coïncidences ?

Il serait facile d’imaginer que les clubs utilisent encore l’astuce du « syndrome FIFA ». Pourtant, cette saison, Liverpool et Manchester City, qui ont envoyé une armada de joueurs à l’international (18 pour les Reds et 17 pour les Citizens), n’ont enregistré que quelques forfaits bien légitimes.

Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Arsenal a récemment retenu Thomas Partey, évoquant un virus. Kai Havertz, lui, aurait un problème au genou. Manchester United, de son côté, a laissé Garnacho et Mainoo à la maison, alors que leurs derniers matchs en club ne laissaient rien présager de tel. Sur les réseaux sociaux, les supporters ne manquent pas d’ironie. « Arteta apprend vite », commentaient certains après les excuses répétées des Gunners.

Le joueur : maître de son destin

Aujourd’hui, les joueurs eux-mêmes semblent avoir pris le dessus. À l’époque de Sir Alex, un entraîneur comme lui pouvait décider qui jouait en sélection et qui restait à la maison. Mais les temps ont changé. Désormais, les joueurs veulent plus que jamais revêtir le maillot de leur équipe nationale, même au prix de quelques courbatures.

Prenons Alexis Mac Allister, remplacé à la mi-temps d’un match à cause d’une douleur musculaire. Autrefois, un coach aurait sauté sur l’occasion pour le garder au repos. Mais aujourd’hui, l’Argentin a pris l’avion pour Miami, puis enchaîné avec des matchs contre le Venezuela et la Bolivie. Pas de repos pour les braves !

Combien de temps encore ?

Les clubs de Premier League, bien qu’exaspérés par les calendriers internationaux, jouent encore le jeu. Malgré les blessures et les absences, ils acceptent de voir leurs joueurs partir aux quatre coins du monde. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Peut-être qu’un jour, même le « syndrome FIFA » aura sa revanche.

Entre blessures diplomatiques et vraies courbatures, le « syndrome FIFA » fait toujours parler de lui. Mais pour combien de temps encore les clubs de Premier League resteront-ils dociles ? L’avenir nous le dira.

un dossier initialement traité par eurosport.

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