Ligue des Champions I Paris tremble à Villa Park mais passe grâce à Donnarumma

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Le PSG a bien failli retomber dans ses vieux démons. Ce Mardi soir à Villa Park, les Parisiens ont souffert, vacillé, tremblé… mais ils ont tenu. Malgré une défaite 3-2 contre Aston Villa, les hommes de Luis Enrique se sont qualifiés pour les demi-finales de la Ligue des champions. Et ils peuvent dire un immense merci à leur ange gardien, Gianluigi Donnarumma, impérial dans la tempête anglaise.

Un départ rêvé, une suite de cauchemar

Tout avait pourtant démarré comme dans un rêve. En première période, Paris avait la mainmise. Le pressing haut, les contre-attaques chirurgicales et la justesse technique laissaient croire à une qualification tranquille. Hakimi ouvrait le score dès la 11e minute après une grosse bourde d’Emiliano Martinez, sur un centre flottant de Barcola.

Puis, à la 27e minute, Ousmane Dembélé décidait de s’amuser un peu. Slalom entre deux Villans, accélération supersonique, service caviar pour Nuno Mendes. Et bim, 2-0. Villa Park sonnait creux. Paris roulait, serein, presque trop.

Mais comme souvent avec Paris, quand tout va bien… le scénario se complique. Une relance approximative, une frappe de Tielemans déviée par Pacho (34e), et le volcan anglais s’est rallumé. À 2-1, les Villans ont senti le sang. Et les Parisiens, eux, ont perdu leur calme.

Donnarumma, super-héros au timing parfait

Dès le retour des vestiaires, Aston Villa a mis les bouchées doubles. Et comme un symbole, McGinn a traversé le milieu parisien comme une trottinette en descente. Son but (55e) relançait totalement le match : 2-2, et tout à refaire. Deux minutes plus tard, Konsa, servi par un Rashford enfin inspiré, crucifiait Donnarumma (58e). 3-2. Paris en panique, Villa Park en feu.

Mais Donnarumma a dit stop. Il a claqué, boxé, bondi. Arrêts à bout portant sur Rashford, Tielemans, Asensio… Le géant italien a tenu la baraque pendant que le reste de l’équipe subissait la foudre. Il a même vu son défenseur Willian Pacho, toujours aussi clutch, sortir un ballon de la ligne sur une volée de Maatsen (90e+3). Les défibrillateurs ont bien failli manquer.

Le PSG passe, mais pas sans sueur froide

Paris perd ce match, certes. Mais Paris passe. Et c’est bien là l’essentiel. C’est la 9e demi-finale européenne de son histoire, un record pour un club français. Le Parc des Princes peut encore rêver de Munich.

En attendant, les hommes de Luis Enrique doivent soigner ce mal qui ressurgit trop souvent : ces trous d’air mentaux, ces sautes de concentration qui rendent chaque victoire plus périlleuse que nécessaire. Face à Arsenal ou au Real Madrid, ce genre de sieste sera interdit.

ELCYNT

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