Bryan Mbeumo, l’attaquant franco-camerounais de Brentford, est en feu cette saison. Troisième meilleur buteur de Premier League, il se hisse juste derrière Erling Haaland et Mohamed Salah. Discret, talentueux et passionné par bien plus que le football, Mbeumo prouve qu’on peut briller sans chercher les projecteurs. Entre buts décisifs et hobbies inattendus, plongeons dans l’univers d’un joueur à part.
Un début de saison fracassant
13 buts en 20 rencontres. Voilà le bilan impressionnant de Bryan Mbeumo en Premier League cette saison. Ses performances le placent aux côtés des géants Haaland et Salah. Pourtant, il y a quelques années, peu de gens auraient parié sur lui.
Formé à Troyes, Mbeumo s’est révélé en Ligue 2, où il a inscrit 10 buts en 35 matchs lors de sa première saison professionnelle. Brentford, flairant la bonne affaire, l’a recruté en 2019 pour un peu moins de 7 millions d’euros. Depuis, le Franco-Camerounais n’a cessé de progresser.
Aujourd’hui, son nom circule dans les bureaux des plus grands clubs européens. Manchester United, Arsenal ou encore Liverpool seraient sur les rangs pour le recruter. Mais pour l’instant, Mbeumo reste fidèle à Brentford. « Je veux élever ce club le plus haut possible », confiait-il récemment.
Un joueur polyvalent et un leader discret
Si Mbeumo brille autant, c’est grâce à sa polyvalence et à son travail acharné. Il peut évoluer sur l’aile droite ou jouer en pointe, où il forme une doublette redoutable avec Yoane Wissa. Leur complicité est telle qu’ils se trouvent les yeux fermés.
Depuis le départ d’Ivan Toney, transféré en Arabie saoudite, Mbeumo a pris ses responsabilités. « Je dois être un leader », expliquait-il. Il ne ressent pas la pression, au contraire, il l’utilise pour se surpasser.
Et ce n’est pas qu’une question de talent. Mbeumo met tout en œuvre pour maximiser son potentiel. Il suit des programmes cognitifs, utilise la réalité virtuelle pour améliorer sa vision du jeu, et travaille sa posture avec des experts.
Des hobbies loin des terrains
Mais ce qui rend Mbeumo encore plus fascinant, c’est ce qu’il fait en dehors du football. Loin du bling-bling, il trouve son équilibre dans des passions inattendues.
D’abord, il y a le piano. Autodidacte, il a appris à jouer en regardant des vidéos YouTube. « Le piano me détend, c’est un moyen de m’évader », confie-t-il. Son morceau préféré ? Nuvole Bianche de Ludovico Einaudi, qu’il maîtrise à la perfection. Brentford a même installé un piano au centre d’entraînement pour qu’il puisse s’entraîner.
Ensuite, il y a les échecs. Avant chaque match, Mbeumo joue des parties contre des inconnus en ligne. Il y trouve des similitudes avec le football. « Tu bouges, tu crées des espaces, tu attaques, tu défends », explique-t-il. Une stratégie qui l’aide aussi sur le terrain.
Et ce n’est pas tout. Mbeumo est également fan de mangas, notamment Death Note. Sa célébration signature ? Faire semblant de lire un livre, une référence à cette passion.
Un parcours marqué par le travail et la résilience
Pour comprendre Mbeumo, il faut remonter à ses débuts. Né à Avallon, en Bourgogne, il a gravi les échelons un à un. Après avoir remporté la Coupe Gambardella avec Troyes en 2018, il a rapidement intégré l’équipe première.
Son passage en Championship (D2 anglaise) a été une étape cruciale. Avec 15 buts lors de sa première saison à Brentford, il a aidé le club à monter en Premier League. Dès lors, il s’est imposé comme un élément clé.
Son rôle a pris une autre dimension après le départ d’Ivan Toney. « Mes coéquipiers me cherchent davantage », avoue-t-il. Cette confiance lui a permis de franchir un cap. En octobre dernier, il a marqué deux buts dans la première minute de matchs consécutifs, un record qui restera dans l’histoire du club.
Un avenir prometteur
À 25 ans, Bryan Mbeumo semble au sommet de son art, mais il est évident que le meilleur reste à venir. Avec des prétendants prestigieux comme Liverpool ou Arsenal, il pourrait bientôt évoluer sur la scène européenne.
Mais qu’il reste à Brentford ou qu’il parte, une chose est sûre : Mbeumo est bien plus qu’un simple footballeur. C’est un homme curieux, passionné, et déterminé à repousser ses limites.
Bryan Mbeumo incarne une nouvelle génération de joueurs, talentueux sur le terrain et enrichis par des passions en dehors. Entre buts et pianos, football et échecs, il redéfinit l’image du footballeur moderne. Si vous ne le connaissez pas encore, retenez son nom.
ELCYNT