Paris réussit le Back to Back

Le PSG voulait entrer dans l’histoire. Il l’a fait. Samedi soir, à Budapest, les Parisiens ont décroché une deuxième Ligue des champions consécutive après une finale étouffante contre Arsenal. Menés très tôt, les hommes de Luis Enrique ont trouvé les ressources pour revenir.

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Le PSG voulait entrer dans l’histoire. Il l’a fait. Samedi soir, à Budapest, les Parisiens ont décroché une deuxième Ligue des champions consécutive après une finale étouffante contre Arsenal. Menés très tôt, les hommes de Luis Enrique ont trouvé les ressources pour revenir. Puis ils ont survécu à une séance de tirs au but irrespirable. Au bout de la nuit hongroise, Paris a ajouté une deuxième étoile à son maillot et une nouvelle page à sa légende.

Les Gunners frappent en premier

Une finale de Ligue des champions ressemble souvent à une partie d’échecs. Sauf que samedi, Arsenal a préféré sortir le lance-flammes dès l’ouverture.
À peine six minutes de jeu. Kai Havertz file côté gauche. L’Allemand déclenche une frappe puissante. Matveï Safonov ne peut rien faire. Arsenal mène déjà.
Le PSG encaisse un coup de froid. Pourtant, les Parisiens gardent le ballon. Ils monopolisent la possession. Ils avancent. Mais ils se heurtent à un mur rouge et blanc.


Mikel Arteta avait préparé son plan avec minutie. Son équipe défendait bas. Son bloc restait compact. Chaque espace disparaissait aussi vite qu’une glace sous le soleil d’août.
Khvicha Kvaratskhelia trouvait peu de liberté. Ousmane Dembélé forçait parfois ses choix. Désiré Doué cherchait la faille. Sans succès.
Même Vitinha semblait manquer de solutions. Pourtant, le Portugais ne cessait de réclamer le ballon.
Arsenal gérait parfaitement son avantage. Les Londoniens coupaient le rythme dès que possible. Ils ralentissaient chaque remise en jeu. Ils faisaient grimper la frustration parisienne.

Le PSG poussait encore et encore mais il manquait encore l’étincelle.
À ce moment-là, Budapest ressemblait à un immense ascenseur émotionnel. Et les supporters parisiens avaient clairement oublié où se trouvait le bouton arrêt.

Dembélé fait entrevoir l’ultime rêve parisien

Le retour des vestiaires change progressivement le scénario.
Paris augmente son intensité. Les courses deviennent plus agressives. Les récupérations plus rapides. Les duels, de plus en plus tranchants.
Luis Enrique demande davantage de verticalité. Ses joueurs répondent immédiatement. Puis arrive l’action qui bascule tout.
Kvaratskhelia s’infiltre dans la surface. Cristhian Mosquera intervient maladroitement. L’arbitre désigne le point de penalty.
Le silence s’installe quelques secondes.
Ousmane Dembélé s’avance.
Le Français prend son élan. Puis il transforme parfaitement sa tentative.
Budapest explose.
Le PSG égalise enfin.


Ce but agit comme une décharge électrique. Les Parisiens retrouvent leur confiance. Les jambes deviennent plus légères. Les enchaînements gagnent en fluidité.
Vitinha frôle ensuite le cadre. Kvaratskhelia trouve le poteau quelques minutes plus tard.
Arsenal commence à reculer dangereusement.
Bradley Barcola apporte sa vitesse en sortie de banc. L’ailier multiplie les accélérations. Raya doit intervenir plusieurs fois.
Dans les dernières secondes, Barcola manque même la balle du titre.
Les Gunners respirent encore.

Une séance historique pour une deuxième étoile

Et franchement, après une telle soirée, les cardiologues européens devaient déjà préparer leurs vacances grâce aux supporters des deux camps.
Les prolongations ressemblent à un combat de boxe après douze rounds.
Les deux équipes puisent dans leurs réserves.
Les jambes deviennent lourdes. Les esprits aussi.


Arsenal tente de profiter de l’entrée de ses remplaçants. Noni Madueke provoque beaucoup. Les Londoniens réclament même un penalty après un duel avec Nuno Mendes.
L’arbitre laisse jouer.
Paris répond immédiatement.
Gonçalo Ramos part dans le dos de la défense. Mais David Raya sort parfaitement.
Personne ne parvient à faire la différence.

Alors la finale se dirige vers son ultime juge: la séance de tirs au but.

Le genre de moment où les supporters promettent d’arrêter le football. Avant de revenir trois jours plus tard.

Les premiers tireurs réussissent leur mission.
Puis Eberechi Eze manque sa tentative.
Paris croit tenir son avantage.
Mais Nuno Mendes échoue à son tour.
Tout redevient possible.
La tension devient irrespirable.
Chaque pas semble durer une éternité.
Chaque frappe paraît suspendue dans le temps.

Puis arrive Gabriel.Le défenseur d’Arsenal s’élance.
Sa frappe s’envole.
Très haut, beaucoup trop haut, probablement pour rejoindre l’Emirates Stadium…bref.
Le virage parisien explose immédiatement.
Les joueurs du PSG se ruent vers Matveï Safonov.
La deuxième étoile devient réalité.
Luis Enrique tombe dans les bras de son staff. Marquinhos savoure. Dembélé hurle sa joie.

Et Paris célèbre un exploit légendaire.

Parce que conserver une Ligue des champions reste encore plus difficile que la conquérir. Cette équipe l’a pourtant fait. Avec du talent. Avec du caractère. Et surtout avec une incroyable force collective.

Le PSG n’est plus simplement un champion d’Europe mais une référence européenne.

Et surtout, l’Europe regarde désormais le PSG comme un roi.

ELCYNT

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