Le triomphe des arts sur les bords de la lagune Ébrié.

Depuis le samedi 11 avril, la capitale économique ivoirienne vibre au rythme de la 14e édition du Marché des Arts du Spectacle d’Afrique (MASA). Entre performances époustouflantes, rencontres professionnelles et effervescence populaire, Abidjan a une fois de plus prouvé qu’elle est le cœur battant de la culture africaine. Retour sur une semaine riche en émotions, alors que se profile déjà le bouquet final.

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« Abidjan est doux ! ». Ce cri de cœur, entendu hier jeudi 16 avril dans les couloirs du Palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, résume à lui seul l’ambiance qui règne sur cette édition 2026. Placé sous le thème de l’intégration et du développement par le numérique, ce MASA a tenu toutes ses promesses en matière de diversité et d’audace créative.

Une semaine de « show » et de pépites artistiques

Tout a commencé samedi dernier par une cérémonie d’ouverture mémorable. Depuis ce « clap » d’envoi, les sept jours écoulés ont été un véritable marathon culturel. Du Palais de la Culture à la place Figayo de Yopougon, en passant par le Goethe-Institut, les festivaliers ont eu droit à une programmation éclectique.

Parmi les moments forts qui ont marqué les esprits jusqu’à ce jeudi soir, plusieurs créations se sont distinguées par leur profondeur et leur mise en scène. On pense notamment à :

  • « NIZIE » de la compagnie BLAH SAY : Un conte théatralisé d’une puissance rare qui a transporté le public dans un univers onirique et ancestral.
  • « Dans un couloir » de la compagnie AT : Une pièce qui a brillamment exploré les recoins de l’âme humaine avec une intensité dramatique remarquable.
  • « POUPÉE BARBUE » de la compagnie TELL’ARTS : Une œuvre audacieuse qui bouscule les codes et les représentations, confirmant la vitalité de la scène contemporaine.

Ces pièces, qui font déjà l’objet de discussions passionnées dans les « maquis » culturels de la ville, feront d’ailleurs l’objet de décryptages approfondis et d’interview exclusifs sur RUE+ très prochainement.

L’apothéose, c’est pour demain !

Mais que les retardataires se rassurent : le plus fort reste à venir. Si la journée d’aujourd’hui vendredi sert de rampe de lancement pour les dernières sélections et les ultimes « showcases », tous les regards sont braqués sur demain, samedi 18 avril.

Ce sera l’apothéose. Une cérémonie de clôture qui s’annonce déjà comme une fête totale, avec la remise des prix aux meilleurs critiques d’art et, surtout, un bouquet final musical qui promet de faire trembler les fondations de Treichville.

Le MASA 2026 ne s’achève pas seulement sur un bilan positif ; il laisse derrière lui une empreinte indélébile. Celle d’une Afrique qui ne se contente plus de rêver son avenir, mais qui le met en scène, avec panache et professionnalisme.

Rendez-vous demain pour le grand final. D’ici là, comme on dit chez nous : « on est ensemble ! »

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