Carlos Alcaraz a livré une masterclass à Rome en dominant Jannik Sinner 7-6, 6-1. Solide sous pression dans un premier set électrique, puis intouchable dans le second, l’Espagnol décroche un septième titre en Masters 1000. Une victoire pleine d’autorité à une semaine de Roland-Garros, où il se présente désormais en favori, raquette affûtée et confiance au maximum.
Un premier set timide
Dès les premiers échanges, le duel Alcaraz–Sinner a tenu ses promesses. Le public italien rêvait d’un sacre local, mais Carlos avait d’autres plans. Le N°1 mondial Jannik Sinner, de retour après trois mois d’absence, a bien résisté. Il a même eu deux balles de set à 6-5 sur le service d’Alcaraz.
Mais c’est là que l’Espagnol a sorti l’artillerie lourde. Calme comme un moine tibétain, il a sauvé ces balles avec autorité, pilonnant le revers de l’Italien pour étouffer toute révolte. Puis, dans le tie-break, il a haussé le ton, accéléré au filet, et conclu 7-5 avec le poing levé. Le coup de massue venait de tomber sur le Central de Rome.
Une deuxième manche à sens unique
Une fois la tempête passée, Alcaraz a mis le turbo. Et là, plus personne n’a suivi. Le deuxième set s’est transformé en démonstration de force. L’Espagnol a varié les effets, changé de rythme, glissé des amorties filantes et envoyé des missiles dans les coins.
Résultat ? Un 5-0 express et un Sinner médusé, déboussolé, presque résigné. Alcaraz a connu un petit accroc sur ses deux premières balles de match. Mais il a vite repris la main pour conclure avec panache. Un coup droit fulgurant, une amortie magique, une montée parfaite. Rideau.
Paris dans le viseur, avec l’étiquette du favori
Avec ce nouveau trophée, son deuxième en Masters 1000 cette saison après Monte-Carlo, Alcaraz arrive à Roland-Garros en pleine forme. Il est tenant du titre, vainqueur du n°1 mondial et désormais la bête noire de Sinner, qu’il a battu quatre fois de suite.
Rome n’a toujours pas vu un Italien triompher depuis 1976, mais Paris pourrait bien accueillir un nouveau roi. Et si la finale rêvée se rejoue Porte d’Auteuil, les spectateurs savent désormais ce qui les attend : un Alcaraz en mission, prêt à croquer la terre battue comme un croissant chaud.
Carlos Alcaraz a envoyé un message fort à ses rivaux : il est prêt. Son tennis est ciselé, son mental solide, son feu sacré intact. Roland, attention, le patron revient.
ELCYNT