Le FC Barcelone est de retour sur le trône. Sous la houlette d’Hansi Flick, les Blaugrana ont reconquis la Liga avec un football offensif, généreux et parfois kamikaze. Entre festival de buts, défense en mode trampoline et jeunes pépites éclatantes, le Barça a offert bien plus qu’un titre : un show XXL, sans filtre. Et franchement, qui s’en plaindrait ?
Un sacre mérité (et ultra spectaculaire)
Le Barça n’a pas seulement gagné la Liga, il l’a enflammée. L’équipe d’Hansi Flick a misé sur l’attaque, toujours, partout, tout le temps. Résultat ? 169 buts inscrits toutes compétitions confondues, soit une moyenne de 2,91 buts par match. Et comme les portes du fond étaient souvent grandes ouvertes, le club a aussi encaissé 69 buts. De quoi garantir au public un minimum de 4 buts par match. Du football popcorn.
Mais les chiffres ne disent pas tout. Le vrai plaisir venait du style. Flick a imposé une philosophie sans compromis, tournée vers l’avant, quitte à frôler l’absurde. Le calcul n’avait pas sa place. C’était attaque-défense, version open bar. Et même si le cœur des supporters battait fort à chaque contre-attaque subie, personne n’a pu rester indifférent.
Le risque comme mode de vie
Le Barça a défendu haut. Très haut. Parfois trop. Mais ce choix audacieux a permis au club d’étouffer ses adversaires, de les plier sous des vagues successives d’occasions. Le risque était total, assumé, revendiqué. C’est cette audace qui a rendu l’équipe aussi unique.
Cette stratégie a parfois coûté cher. Mais elle a aussi permis de faire tomber les plus grands. 16 buts au Real Madrid sur quatre Clasicos, 4 au Bayern, 6 à l’Inter. Le tout avec une conviction ferme : peu importe le nombre de buts encaissés, on en mettra toujours un de plus.
Une scène parfaite pour les artistes
Ce Barça a révélé des talents, les a même magnifiés. Lamine Yamal a brillé de mille feux, mais Raphinha a été l’incarnation parfaite de ce système libérateur. Oublié le joueur hésitant, bonjour le feu follet brésilien.
Et que dire de Pedri, véritable maestro au milieu de cette symphonie offensive. Sous Flick, il n’a pas seulement joué. Il a dirigé. Il a fait danser le jeu avec une grâce rare, donnant à chaque action une note poétique. Le Barça n’a pas gagné grâce à une star, mais grâce à une alchimie offensive orchestrée avec brio.
Un Barça imparfait, donc irrésistible
Oui, ce Barça est imparfait. Parfois trop sûr de lui, souvent friable défensivement, il a flirté avec les limites. L’élimination en demi-finale de Ligue des Champions en est la preuve. Mais cette imperfection fait aussi partie de son charme.
Il s’inscrit dans la lignée des grandes équipes barcelonaises, entre le romantisme de Cruyff et le contrôle absolu de Guardiola. Flick y a ajouté sa touche : un football tout feu, tout flamme, sans frein à main. Et même quand tout n’était pas maîtrisé, le spectacle, lui, ne manquait jamais.
Le Barça d’Hansi Flick a tout misé sur le beau jeu. Il a choisi l’art plutôt que l’assurance. Et pour ça, on ne peut que le remercier.
ELCYNT