Carlos Alcaraz a validé son ticket pour la finale du Masters 1000 de Rome. L’Espagnol a dominé Lorenzo Musetti en deux sets (6-3, 7-6) dans un match marqué par le vent, la tension et quelques éclairs de génie. Il disputera sa quatrième finale de l’année, en attendant de savoir s’il affrontera Jannik Sinner ou Tommy Paul.
Un premier set entre tension et gestion de crise
Le décor était planté : un vent capricieux, une tribune en feu et un Lorenzo Musetti crispé comme un string trop serré. Dès l’échauffement, le regard nerveux de l’Italien en disait long. Face à lui, Carlos Alcaraz, maître zen et habitué des grands rendez-vous, restait impassible.
Le match a commencé par une série de fautes directes (28 dans le premier set). Musetti a craqué d’entrée et a offert un break dès le premier jeu. Puis un second pour faire bonne mesure. Résultat : Alcaraz menait 4-1 sans même transpirer. L’Italien a tenté un retour à 4-3, mais a terminé la manche en fracassant sa raquette. Résultat : 6-3 pour l’Espagnol, qui maîtrisait l’art de jouer propre dans un chaos ambiant.
Le vent tourne, mais Alcaraz garde la boussole
Dans le deuxième set, les rôles se sont un peu inversés. Alcaraz a connu l’un de ces passages à vide qui donnent des sueurs froides à ses fans. Il a offert deux breaks à Musetti, qui semblait soudain décidé à se battre. L’Italien s’est même permis un point digne de Roland-Garros 1984, enchaînant un smash de revers dos au filet. Le public était debout. Alcaraz aussi. Chapeau.
Mais l’Espagnol n’est pas n°3 mondial pour rien. À 4-3 contre lui, il a sorti le grand jeu. Un missile en coup droit sur balle de débreak a remis les pendules à l’heure. Musetti, frustré, a envoyé une balle dans les tribunes. Résultat: sifflets, points de pénalité et ambiance de corrida.
L’expérience d’un futur roi
Le tie-break a failli faire tout basculer. Musetti a sauvé une balle de match à 6-5 avec panache. Mais Alcaraz a gardé la tête froide. Il a monté au filet, a poussé son adversaire à la faute, puis a conclu à sa deuxième occasion. Score final : 6-3, 7-6 en 2 heures et 2 minutes.
Avec cette victoire, Carlos Alcaraz accède à sa première finale à Rome, la quatrième en 2025. Il pourrait y retrouver Jannik Sinner, pour un duel au sommet entre le n°1 mondial et son plus grand rival de la nouvelle génération. Une affiche qui promet autant de feu que de finesse.
Alcaraz n’a pas brillé tout le match, mais il a brillé quand ça comptait. Et c’est souvent ce qui fait la différence entre les très bons… et les futures légendes.
ELCYNT